Suite à la demande d’un ami qui a cette pathologie que j’écris cet article.
La
rhinite non allergique est une inflammation chronique du nez sans cause allergique (tests
cutanés négatifs). Elle se manifeste par un nez bouché, des écoulements et des
éternuements, souvent déclenchés par le tabac, le stress, la pollution ou des
changements de température.
La rhinite
non allergique résulte
d'une inflammation des vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale sans réaction
immunitaire. Ses causes principales incluent les irritants
environnementaux (pollution, tabac), les changements
climatiques, certains médicaments (décongestionnants), des facteurs
hormonaux, ou un stress accru entraînant une hyperréactivité
nasale.
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les déclencheurs les plus fréquents se
regroupent en plusieurs catégories : ·
Facteurs environnementaux et physiques (Rhinite
vasomotrice) : L'exposition brutale au froid, à l'air
sec ou à de brusques changements de température provoque une dilatation
excessive des vaisseaux du nez. Les odeurs fortes, la fumée de tabac, le
parfum et la pollution sont aussi des déclencheurs majeurs. ·
·
Médicaments : L'utilisation
prolongée de gouttes ou sprays décongestionnants peut créer un effet rebond
(rhinite médicamenteuse). D'autres traitements comme certains
antihypertenseurs ou l'aspirine peuvent également être en cause. ·
·
Fluctuations hormonales : Les périodes de grossesse, les menstruations ou des
pathologies thyroïdiennes peuvent entraîner un gonflement de la muqueuse
nasale. ·
·
Irritants alimentaires : La consommation d'alcool ou d'aliments épicés peut
stimuler les nerfs nasaux et provoquer un écoulement (rhinite gustative). ·
·
Causes structurelles ou inflammatoires : Des anomalies comme une déviation de la cloison
nasale, la présence de polypes, ou une affection chronique appelée NARES
(Rhinite Non Allergique à Éosinophiles) |
Principaux types et déclencheurs :
·
Rhinite vasomotrice : La plus fréquente. Les
vaisseaux du nez réagissent de manière excessive au froid, à l'air sec, aux
odeurs fortes ou à l'alcool.
·
Rhinite médicamenteuse : Causée par une
utilisation prolongée de sprays décongestionnants (comme l'oxymétazoline),
créant un cercle vicieux d'aggravation.
·
Rhinite environnementale ou climatique : Déclenchée par l'exposition aux fumées, au vent ou à des variations
climatiques brutales.
Solutions et traitements :
·
Lavage nasal quotidien : Utilisez du sérum
physiologique pour nettoyer les fosses nasales et éliminer les irritants.
·
Médicaments : Votre médecin ou ORL pourra vous prescrire
des sprays à base de corticoïdes ou des antihistaminiques, qui peuvent soulager
l'inflammation.
·
Traitements instrumentaux et chirurgicaux : En cas d'échec des traitements médicaux, un ORL peut proposer des interventions
douces en cabinet (laser, radiofréquence, cryothérapie) pour réduire le volume
des cornets ou l'hyperréactivité nerveuse.
·
Mesures d'éviction : Protégez votre nez en
cas de vent froid ou de climatisation, aérez régulièrement votre intérieur et
utilisez un humidificateur si l'air est trop sec.
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Les sprays nasaux aux corticoïdes (ou
corticostéroïdes) sont des anti-inflammatoires puissants, prescrits pour
traiter la rhinite allergique (rhume des foins), les rhinites chroniques et
la polypose nasale. Ils réduisent le gonflement, les éternuements et la
congestion. utilisation quotidienne et régulière de
5 à 14 jours pour atteindre leur efficacité maximale, et ne soulagent pas
instantanément. Les molécules les plus courantes sont la mométasone (ex:
Nasonex) et la fluticasone. Effets secondaires et
contre-indications : Une utilisation prolongée sans avis
médical expose à des risques d'irritation, de sécheresse nasale et parfois de
saignements de nez (épistaxis). Ils ne doivent pas être utilisés en cas
d'infections nasales actives (virus, champignons, tuberculose) ou après une
opération récente du nez sans l'accord de votre médecin ou de votre pharmacien. La
mométasone est un corticoïde puissant. Ses
principaux dangers sont liés à un surdosage ou un usage prolongé. ·
Voie nasale : Risque de
saignements de nez (épistaxis), d'irritation, d'ulcération nasale et, dans de
très rares cas, de perforation de la cloison nasale. ·
Voie cutanée : Risque d'amincissement de la peau (atrophie), d'apparition de vergetures
ou de petits vaisseaux dilatés (télangiectasies). ·
Effet systémique (rare) : Si elle est utilisée en trop grande quantité ou sur
de très longues périodes, elle peut passer dans le sang et entraîner une
suppression surrénalienne (fatigue, prise de poids, syndrome de Cushing). ·
Enfants : Un traitement
prolongé par corticoïdes, particulièrement à fortes doses, peut ralentir la
croissance. ·
…………………………………………………………………………….. ·
Les
antihistaminiques sont principalement conçus pour les
allergies, mais ils peuvent parfois être prescrits pour soulager les
éternuements et l'écoulement nasal d'une rhinite non allergique. Rôle des antihistaminiques Bien que la rhinite non allergique ne
soit pas déclenchée par l'histamine, des molécules comme la cétirizine
orale ou des sprays nasaux antihistaminiques (à base d'azélastine)
sont parfois utilisés pour réduire l'hyperréactivité nasale.
·
Avantage : Ils aident à
contrôler les éternuements et le nez qui coule. ·
Limite : Ils sont très peu
efficaces pour déboucher le nez en cas de forte congestion. ·
Autres traitements privilégiés : Pour traiter spécifiquement une rhinite
non allergique (comme une rhinite vasomotrice), les spécialistes recommandent
souvent : ·
Les lavages nasaux : Utiliser du sérum physiologique ou de l'eau saline
pour nettoyer les fosses nasales et éliminer les irritants. ·
Les corticoïdes intranasaux : Ce sont les traitements les plus efficaces pour
réduire l'inflammation et la congestion…mais ! ·
Les sprays à base de bromure d'ipratropium : Très utiles pour stopper les écoulements nasaux
abondants. ·
Consultez un médecin ou un ORL ! |
Traitement naturel :
Bromélaïne est une enzyme extraite de l'ananas,
réputée pour ses propriétés anti-inflammatoires et décongestionnantes. Elle est
particulièrement utile contre la rhinite non allergique (comme la rhinite
vasomotrice) car elle aide à fluidifier le mucus nasal, réduire l'inflammation
des sinus et faciliter le drainage.
Comment l'utiliser au quotidien :
·
Posologie recommandée : Pour un effet
décongestionnant, on conseille généralement des doses de 200 mg à 500 mg, une à
trois fois par jour.
·
Moment de la prise : Pour agir sur
l'inflammation systémique et la sphère ORL, il est recommandé de la prendre à
jeun (au moins 30 minutes avant les repas), pour éviter qu'elle ne soit
utilisée uniquement pour digérer les aliments.
·
Association efficace : La bromélaïne est souvent
combinée à la quercétine, un flavonoïde naturel, pour renforcer son
action anti-inflammatoire…présente chez certaines plantes…tel que l’oignon.
Autres approches naturelles complémentaires :
D'autres solutions
naturelles permettent de soulager une rhinite non allergique :
Lavages
nasaux : L'utilisation de sérum physiologique ou d'eau de mer en
spray permet de nettoyer les fosses nasales et d'évacuer les irritants.
Inhalations
: Les vapeurs d'eau chaude, seules ou accompagnées d'huiles essentielles
(comme l'eucalyptus radié), aident à dégager les voies respiratoires.
Tisanes
apaisantes : Le thym et le gingembre possèdent des vertus
anti-inflammatoires et réconfortantes pour les voies respiratoires.
Précautions et contre-indications
La bromélaïne est déconseillée aux personnes allergiques
à l'ananas, aux femmes enceintes ou allaitantes, et aux personnes sous
traitement anticoagulant, car elle peut fluidifier le sang.
NB : tout le secret se trouve dans les posologies !
Amicalement à vous !
Ch.Mustapha
Laouedj : Conseiller en phytothérapie et herboriste.
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